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Tout pour éviter la question qui fâche !
Ce raidissement politique des conservateurs est incompréhensible puisque le processus soutenu par le Parlement européen n’attribue à ETA aucun rôle politique et n’a qu’un objectif : la paix. La motion soutenue par le PP et l’UMP mêle volontairement la question politique à celle de la violence pour repousser l’échéance de la reconnaissance politique du Pays basque. L’UMP, à la différence de l’UDF, comme EAJ-PNB, membre du PDE dont le vote positif a été crucial, prétend que le débat mené au Parlement européen était une question interne à l’Espagne tout en repoussant lors de ce débat le droit d’autodétermination pour le Pays basque qui impliquerait une altération des frontières internes de l’Union Européenne et concernerait donc la France ! Le noyau dur de l’UMP prend comme excuse l’absence d’unanimité des partis espagnols sur le processus en cours à l’inverse du cas irlandais, oubliant simplement l’opposition du parti protestant unioniste, majoritaire aujourd’hui en Irlande du nord alors qu’habituellement la droite dure rejette toute comparaison entre les deux processus qu’elle juge trop différents.
La droite dure préfère s’opposer plutôt que de construire
Elle préfère s’opposer à une réelle opportunité de paix et mépriser une nouvelle fois la question basque. En ces temps de négation de toute revendication institutionnelle en Pays basque nord, les électeurs jugeront. La droite dure française et espagnole se crispe sur un problème que la construction d’une Europe fédérale assouplira. L’Europe, notre maison commune, fera des Espagnols, des Français et des Basques des voisins unis et non divisés pour la liberté, la démocratie et la diversité.
EAJ-PNB